Bibliographie
de la délégation UPR Calvados

Dernières lectures

Contribution de la délégation UPR Calvados


 

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---- Janvier 2017 ----

   

⮞ Philippe Pascot - « Délits d’élus, 400 politiques aux prises avec la justice » - 2014
⮞ Philippe Pascot - « Du goudron et des plumes » - 2016
⮞ Philippe Pascot - « pilleurs d’Etat » - 2021

Ces Pilleurs-d'Etat-Politiques (PEP) ! P.Pascot 1/2
Ces Pilleurs-d'Etat-Politiques (PEP) ! P.Pascot 2/2
La vidéo présente Philippe Pascot, ancien maire-adjoint d’Évry et conseiller régional de Paris, qui revient sur ses livres et conférences consacrés à des faits délictueux impliquant plus de 1000 responsables politiques. L’intervenant explique que l’ignorance des électeurs, ou leur capacité à oublier, constitue selon lui le meilleur allié des élus condamnés ou mis en examen. Selon l’exposé, le mandat confère un « grand pouvoir » dont les élus ne sont que locataires, et implique en retour de « grandes responsabilités ». Il rappelle enfin que cette responsabilité concerne notamment la probité, au bénéfice de la prochaine génération. (transcription non disponible)
La vidéo présente Philippe Pascot, ancien élu, qui dénonce les abus légaux, les privilèges et les cumuls de la classe politique française, ainsi que l’interpénétration qu’il décrit entre monde politique et monde économique. Selon l’exposé, des amendements seraient parfois rédigés par des lobbies, et certaines lois seraient surtout médiatiques, déposées pour l’effet d’annonce plutôt que pour répondre à un besoin réel. L’intervenant explique aussi que les élus seraient souvent déconnectés du travail ordinaire, tandis que les petits élus de terrain ne sont pas visés de la même manière. Il critique enfin la faible représentativité des scrutins, l’abstention élevée et défend le vote obligatoire pour mieux prendre en compte le vote blanc. (transcription extraite)
   
Pilleurs d'état
La vidéo présente Philippe Pascot, invité pour son livre *Pilleurs d’État – Les abus de nos élus*, dans un extrait de l’émission BTLV présentée par Bob Bellanca. L’intervenant explique qu’il ne vise pas seulement des élus, mais un système politique français qu’il juge verrouillé, en évoquant notamment l’abstention, le nombre d’élus et le fonctionnement des institutions. Selon l’exposé, il dénonce aussi des lois votées avec très peu de parlementaires présents, des économies annoncées qui ne réduiraient pas le nombre d’élus, et des mécanismes de protection au sein du système. Il évoque enfin des rémunérations élevées, des contrôles inégaux et une démocratie qu’il décrit comme une « pseudo apparence ». (transcription extraite)


   

⮞ Cédric Durand - « En finir avec l’Europe » - 2016

Cédric Durand En finir avec l Europe 1 sur 2
Frederic Viale pourquoi la Nation est un cadre pertinent de lutte
La vidéo présente un entretien avec Cédric Durand, maître de conférence en économie à l’Université de Paris 1, autour de l’ouvrage *En finir avec l’Europe*, qu’il a coordonné et qui a été publié en 2013. L’intervenant explique que, selon lui, l’Union européenne s’est construite comme un projet de classe, adossé au capitalisme occidental, avec une primauté donnée à la concurrence et une limitation de la démocratie dès le traité de Rome. Il souligne que la relance européenne des années 1980-2000 s’est faite dans un contexte d’hégémonie du capital transnational et de recul du mouvement ouvrier, ce qui a marginalisé les classes subalternes et leurs revendications sociales, démocratiques, antiracistes et écologiques. Selon l’exposé, cette construction inachevée est aussi fragile, comme l’a montré la crise de l’euro, et l’intervenant juge illusoire de penser qu’une simple refondation fédérale suffirait à réintégrer ces classes populaires. (transcription extraite)
La vidéo présente une interview de Frédéric Viale, auteur de *Le manifeste contre les accords transatlantiques* (mai 2015), consacrée aux accords de libre-échange, à la compétitivité et à leurs effets sur les politiques publiques. L’intervenant explique que le libre-échange et les mesures d’austérité relèvent d’une même logique de concurrence, qui tend à faire baisser salaires, dépenses sociales, retraites et financement des services publics. Selon l’exposé, la nation, comme les collectivités locales et l’international, constitue un cadre pertinent de lutte, sans que l’internationalisme soit un préalable. Il affirme enfin qu’il faut poser la question de l’Union européenne telle qu’elle est, et mener des ruptures là où c’est possible, y compris face aux accords transatlantiques. (transcription extraite)
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⮞ Jacques Sapir et Philippe Murer - « Les Scenarii de dissolution de l’Euro » - 2013

  • Etude économique de la Fondation Res Publica : Etude.pdf
    L’étude de Jacques Sapir, Philippe Murer et Cédric Durand examine les scénarios de dissolution de l’euro, contrôlée ou non, ainsi qu’une scission en deux zones, en évaluant leurs effets sur la France, les autres pays de la zone et le système monétaire international. Elle compare neuf trajectoires combinant trois hypothèses de sortie et trois options de politique économique, et montre que les pays du Sud seraient globalement avantagés, tandis que l’Allemagne subirait un recul du PIB. Pour la France, l’option « pro-investissement » apparaît la plus favorable, avec une forte croissance, une baisse du chômage et un redressement de l’industrie. L’étude évoque aussi la possibilité d’une « monnaie commune » et anticipe des effets sur les réserves de change, les chaînes de valeur, les banques et les assurances.
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⮞ Thomas Piketty - « Le capital au XXI siècle »

Thomas Piketty - Le capital au XXIe siècle
Le capital au XXIe siècle
La vidéo présente Thomas Piketty exposant *Le capital au XXIe siècle* comme une vaste synthèse historique du capitalisme depuis le XVIIIe siècle, à partir notamment de la figure de Vautrin chez Balzac. L’intervenant explique que la place de l’héritage et des patrimoines a été durablement masquée au XXe siècle par les chocs des deux guerres mondiales et par une phase de reconstruction, avant de redevenir centrale avec le retour d’une croissance lente. Selon l’exposé, le rendement du capital progresse plus vite que l’économie réelle, ce qui renforce les inégalités patrimoniales et rend l’accès à la propriété plus difficile pour les salariés. Thomas Piketty souligne enfin que la régulation de cette dynamique suppose une coordination à l’échelle de blocs régionaux, notamment européenne, et une véritable union politique et fiscale. (transcription extraite)
La vidéo présente une réunion-débat avec Thomas Piketty sur *Le capital au XXIe siècle*, organisée à l’École normale supérieure à Paris le 13 mars 2014. L’intervenant explique que l’ouvrage repose sur quinze ans de recherches et sur une collecte de données historiques menée avec plus de trente chercheurs, à partir notamment des déclarations de revenus et des archives successorales. Selon l’exposé, le livre compare plus de vingt pays sur trois siècles pour étudier l’histoire des revenus, des patrimoines et des inégalités, en distinguant le retour d’une société patrimoniale, la concentration du patrimoine et la montée des très hauts revenus. Piketty précise enfin que le ratio patrimoine/revenu a fortement augmenté en Europe et au Japon, tandis que les États-Unis connaissent surtout une forte remontée des hauts revenus. (transcription extraite)
   
Décodage du livre de T Piketty le capital au XXI siècle
Ce soir (ou jamais !) - 6 Septembre 2013 - Thomas Piketty et Emmanuel Todd
La vidéo présente trois enseignantes d’économie qui expliquent l’essentiel du livre de Thomas Piketty, *Le capital au XXIe siècle*, en s’appuyant surtout sur les données françaises. Selon l’exposé, l’ouvrage analyse sur longue période l’évolution des inégalités de richesse et montre qu’après une phase de réduction, la répartition devient à nouveau plus inégalitaire, en France comme au niveau mondial. Les intervenantes rappellent que Piketty distingue revenus du travail et du capital, puis décrivent la répartition primaire et les écarts de revenus et de patrimoine observés en France. Elles expliquent enfin que, pour l’auteur, des inégalités trop fortes peuvent poser des problèmes de justice sociale, de cohésion démocratique et d’instabilité financière. (transcription extraite)
La vidéo présente un débat autour du livre *Le capital au XXIe siècle* de Thomas Piketty, avec Emmanuel Todd, sur l’histoire du capital, la répartition des richesses et le retour d’une société d’héritiers. L’intervenant explique que les patrimoines ont repris une importance globale après la période d’après-guerre, et que les sources mobilisées, notamment les archives successorales, permettent de suivre cette évolution depuis le XIXe siècle. Selon l’exposé, le rendement du capital progresse plus vite que la croissance, ce qui favorise la concentration des fortunes et rend difficile l’accès au patrimoine par le seul travail. Le débat porte enfin sur les remèdes envisagés, en particulier une taxation progressive du capital à l’échelle européenne ou plus large, tandis qu’Emmanuel Todd souligne les limites politiques de cette perspective. (transcription extraite)
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⮞ Guillaume Debré - « Wa$hington – Comment l’argent a ruiné la démocratie américaine » - 2016

"L'argent a phagocyté le processus politique aux États-Unis"
La vidéo présente un entretien avec Guillaume Debré, journaliste et auteur de *Washington : Comment l’argent a ruiné la démocratie américaine*, consacré au poids de l’argent dans la vie politique aux États-Unis. Selon l’exposé, les dépenses cumulées des candidats et des partis devraient atteindre entre 2,5 et 3 milliards de dollars, tandis que les campagnes sont de plus en plus dominées par la recherche de fonds. L’intervenant explique que les super PAC, les grands donateurs et quelques multimilliardaires orientent fortement les campagnes, notamment via la publicité politique, et que le candidat qui lève le plus d’argent l’emporte très souvent. Il relie cette évolution à la décision Citizens United de 2010, qui a supprimé les plafonds de financement et, selon lui, contribué à la paralysie du niveau fédéral. (transcription extraite)
   

⮞ Jean-François Achilli - « Charles Pasqua »

  • (La vie de Pasqua, utile de connaître étant donné le CV de François Asselineau.)
"Pendant le 20h" du 10/11/2016 avec Jean-François Achilli.
La vidéo présente un entretien avec Jean-François Achilli, journaliste politique de France Info, à l’occasion de la parution de *Le serment de Bastia*, consacré aux mémoires de Charles Pasqua. L’échange revient sur la genèse du livre, présenté comme un récit couvrant l’ensemble de la vie de Pasqua, et sur la méthode de coécriture, avec la volonté de conserver une distance avec le personnage. Selon l’exposé, sont abordés plusieurs épisodes et figures de son parcours : la Corse, le général de Gaulle, Jacques Chirac, Édouard Balladur, François Mitterrand, le SAC et l’affaire Malik Oussekine. L’intervenant explique aussi que Pasqua apparaît à la fois comme un homme d’État, un homme du secret et une personnalité marquée par les affaires, les trahisons et son rapport à l’île. (transcription extraite)
   

⮞ Juan Branco - « L’ordre et le Monde – critique de la cour pénale internationale »

  • (Jeune auteur ayant travaillé dans cette institution)
Faut-il condamner la Cour pénale internationale ? - Ce soir (ou jamais !) - 06/05/16 (4/5)
La vidéo présente un débat sur la Cour pénale internationale entre Juan Branco et Karine Bonneau, dans l’émission « Ce soir ou jamais ». Selon l’exposé, Juan Branco estime que la CPI s’est surtout attaquée à des Africains, faute de moyens et sous l’effet des rapports de force internationaux, en devenant parfois un instrument des grandes puissances. Karine Bonneau répond que la Cour a aussi ouvert des enquêtes ou examens préliminaires en Géorgie, Palestine, Ukraine et Colombie, et rappelle que des États et des victimes peuvent la saisir. L’échange porte aussi sur les limites matérielles, la coopération des États et la difficulté de juger les plus hauts responsables. (transcription extraite)
   

⮞ Stéphane Sirot - « La grève en France. Une histoire sociale (XIXème – Xxème siècle) » - 2002

  • Résumé que j’ai fait dans le cadre de mon travail de la première partie du livre de Stéphane Sirot : La grève en France
    L’étude retrace l’évolution du droit de grève en France, de l’interdiction révolutionnaire posée par le décret d’Allarde et la loi Le Chapelier à sa tolérance progressive sous le Second Empire, puis à sa légalisation constitutionnelle après 1946. Elle montre comment la grève devient un fait social majeur, encadré par les syndicats, les négociations collectives et une jurisprudence abondante, avec des pics en 1919-1920, 1936 et surtout mai-juin 1968. Le document analyse aussi les principaux motifs des conflits : d’abord le salaire, puis le temps de travail, la modernisation du travail, l’emploi et la discipline au travail. Il insiste enfin sur la diversification des modes d’action, notamment les grèves subites, souvent sans préavis, utilisées comme moyen de pression.
D’où vient la pratique de la grève en France ?
La vidéo présente l’origine de la pratique de la grève en France et rappelle que le pays est souvent associé à des vagues de grève nationales, interprofessionnelles et massives. L’intervenant explique qu’elle s’enracine d’abord dans une tradition du conflit née malgré l’interdiction de 1791, la répression des premières mobilisations et l’organisation progressive des ouvriers puis des syndicats, notamment la CGT. Selon l’exposé, la centralisation de l’État et du patronat a aussi contribué à cette histoire, avec des relations longtemps très encadrées dans l’entreprise. Il conclut que cet héritage demeure, même si les formes de mobilisation évoluent. (transcription extraite)
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